"Je suis épuisée, à bout, et je devrais dire merci ?" Cette pensée, beaucoup de mamans croyantes la portent en silence, avec un sentiment de honte en plus de la fatigue elle-même. Comme si la foi imposait d'aller bien tout le temps, et que reconnaître sa fatigue était une faute.
Ce n'est pas ce que dit la foi. C'est ce qu'on lui a fait dire.
La fatigue n'est pas un manque de foi
Nulle part il n'est demandé à une mère d'être infatigable pour être une bonne croyante. La fatigue est une réalité du corps, pas un jugement sur ton âme. Confondre les deux, c'est s'ajouter une culpabilité inutile par-dessus un épuisement déjà réel.
Confier sa fatigue, ce n'est pas se plaindre malgré la foi. C'est justement un acte de foi : reconnaître qu'on n'a pas à tout porter seule.
Ce que "confier" veut dire concrètement
Confier sa fatigue, ce n'est pas dire une formule et attendre qu'elle disparaisse. C'est plutôt :
- Nommer honnêtement ce que tu ressens, sans l'enjoliver ni le minimiser.
- Reconnaître que tu n'as pas à tout résoudre seule — la prière comme espace où déposer, pas où performer.
- Accepter aussi l'aide concrète qui se présente (une main tendue, une pause, du repos) comme une réponse possible, pas comme une trahison de ta prière.
Une foi qui accueille, pas qui juge
La image d'un Dieu qui attend une mère parfaite et sans faille n'est pas celle d'une foi qui libère — c'est celle d'une pression de plus. La vraie tendresse spirituelle accueille la fatigue telle qu'elle est, sans exiger qu'elle disparaisse avant de mériter l'amour.
Tu peux être épuisée et aimée. Les deux ne s'excluent pas.
C'est un des fondements que je porte dans Maison Hosanna : une spiritualité qui n'ajoute pas de pression, mais qui accompagne les mères là où elles sont vraiment.
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